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Ami poète, sale tête !

Publié le par Lionel Droitecour

La dangereuse métastase, qui, désormais,nous menace

La dangereuse métastase, qui, désormais,nous menace

Voici une lettre ouverte, vertueuse (mais non verte tueuse) à tous mes amis s’il m’en reste, peste. Elle est adressée à l’ami idéal (des Halles) et donc à tous mes amis qui ne manquent pas d’idéaux, et des hauts !

Ami poète, sale tête !

Ce qui vaut toujours mieux que « ami Barbu, Salut ! »
Ou bien, autre alternative, « Ami malade, salade ! »

Ceci pour dire que je t'espère en bonne santé, malgré ce Lyme qui, je l'espère aussi, ne te lime point trop. Cointreau, c'est préférable, même au prix d'une bonne cuite.

Mais, la suite, me diras tu, relu tu tues ?

Et ben je vais mal bien, ce qui est déjà mieux que bien mal. J'erre, éradiqué, d'une chimio à l'autre en espérant qu'un jour cela s’arrête, de poisson. Le cancer, quand ​çà sert, cela vous permet, au fil de Damoclès, d'aller d'une épée à l'autre, dans l'espoir de ne pas se la prendre sur la gueule.

Je suis donc en mode « Toujours vivant » jusqu'à la prochaine tuile (d'olive)... La dernière mauvaise nouvelle, c'est que l'on avait trouvé de petites lésions (mais pas en légions) du côté des poumons.

Voilà qui me fait penser à la Toinette de Molière.

Avec moi dans le rôle du malade inimaginable. Un docte docteur un peu moins faux-cul que les autres m'a heureusement fait comprendre que « petite lésion » se traduit par métastase dont on ne veut taire le nom.

Je dis « heureusement » juste pour que tu mesures à quel point j'ai l'air d'un con. Moi qui refusait vertueusement la pause « tchatche-cigarette » entre potes de la cégète au fumeux motif que « fumer c'est pas bien et ça file le cancer, bande de serfs... »

J'aurai mieux fait de m'en farcir la tronche en rigolant comme les cames en rade. Au moins je pourrai me la jouer victime de la nicotime dont la dîme finance les tas d'enfants de riches et de femme de dépités grassement payés, un pot après l'autre, du pot de vin de nos impôts de fumistes.

Et puis, si tout va bien

C'est à dire si j'ai assez de plaquettes dans les pochettes de mes veinettes et artérioles ce jeudi, le premier de juin de la deux-mille-dix-septième année après l'enchristé de première, pour les poteaux téléphonistes qui ont envie de voir ma déchéance en l'échéance, cela sera au premier étage, chambre cent et quelque à Paul Strauss.

 Et, please, causez-moi des Trumpidudes de là que tu est alité, de ces pouffiasses de socialos qui ont tout et tous trahis avant d’aller à la gamelle macronscopique, et du code du travail en passe d’être assassiné par les mêmes salopars au nom de l’intérêt général de la Société Générale et de ses faillitaires qu’on faillit de le faire.

Ou bien des simacrés de ce Macron, hussards de salonard de merde, qui avance sans s’empourprer sous le rouge bouclier de la famille Rothschild.

Mais pas de mon cancer, ça ne me fout même plus en colère.

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Avisferrum 30/05/2017 12:38

Merci pour ces nouvelles peu réjouissantes, cher ami...
Dans la famille Strauss on aurait préféré te voir rendre visite à Johann plutôt qu'à Paul, même si les deux font accessoirement dans la partition...
Ce sera bien sûr avec joie (enfin si l'on peut dire...) que je viendrais te Bizet en ces lieux ingrats, que ta poésie et notre amitié contribueront à éclairer.
Y seras-tu juste jeudi ou aussi les jours suivants, et dans ce cas jusqu'à Caen, comme dirait ma Normande d'épouse ?
Il y a-t-il des heures réservées à la convivialité, faut-il amener une bouteille de blanc ? ;-)
Merci et à bientôt, alles gueude comme on dit chez nous,
Le Glaude

Lionel Droitecour 30/05/2017 13:39

Comment ça, aller, gueule ... ?
Jeudi, c'est ma journée chimio : je me pointe vers les onze heures, un doc fait le tour de ma santé, sans thé, et et si tout vab, on me branche sur la potence, et je reste dans les lieux jusque vers les quinze, seize, heures.
Après, retour maison.
Et cela suppose que j'aye suffisamment de plaquettes qui se planquètent dans mon sanguinolent, qui dolent de se dol, devra donc te confirmer si c'est toqué pour jeudi.
Je te maillerai ça, dissipé, d'ici peu...