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Cancer social (liste)

Publié le par Lionel Droitecour

Cancer social (liste)

Je m'étais promis de ne parler ici que de ma santé et de rien d'autre, si possible de manier l'humour à froid, dans ses nuances les plus noires, pour mettre de la distance entre ma peau d'oripeau et cette saloperie de maladie de merde qui me bouffe de l'intérieur. Et ça dure ainsi depuis près de deux ans...

Mais voici que cette ordure gagne le corps social, peste métaphorique installée au sommet de l'état, parée, comme le geai  des plumes du paon d'un parti qui ose encore se prétendre socialiste pour mieux trahir tous les engagements d'un président "normal".

Tant il est vrai que la norme, en politique c'est apparement le mensonge et la trahison, sans le moindre scrupule.

Le massacre du droit du travail français sera donc le fait de la "Gauche" : Jaurès doublement assassiné par des meurtriers contents d'eux-mêmes qui s'autoamnistient, le sourire aux lèvres, dans leurs cénacles de renégats. Pas grave, tout ça, les pauvres types irons voter Le Pen, et on pourra toujours continuer à faire du pognon entre profiteurs de tous poils.

Et je lis de partout sur le net, sur ces réseaux dit "sociaux" où chacun reste frileusement à l'abri des remous devant un écran dont la platitude n'a d'égale que le manque d'élévation de pensée de ces sages pantouflards dissimulés (macache) derrière un pseudo de pacotille :

Mais que font les syndicats ?!?

La vraie question étant bien, plutôt : mais où sont les syndicalistes ? Le rapport de force n'a jamais été aussi défavorable au monde du travail. Le MEDEF, lui se porte comme un charme, merci. Preuve, s'il en était besoin, qu'un syndicat, ça peu servir à quelque chose... Gattaz exulte, passe commande d'un texte de loi, ministres et commis de l'état s'exécutent servilement.

Le croirez-vous ? En 1936, en 1947, et plus encore en 1968 c'était très exactement le contraire, et pour les mêmes raisons : ce foutu rapport de force ...

Désormais les syndicats sont fragilisés par leur pléthore et leurs désunions, nombre d'entre eux se sont engagés délibérément dans la voie du réformisme, c'est à dire de la "collaboration". Pour sauver leurs meubles ils signent des accords toujours plus défavorables à la classe laborieuse.

Quant aux authentiques "résistants", ceux qui luttent, des "Contis" à Air France, ces "Good Year" que les médias n'ont de cesse de portraiturer comme des criminels, drapeaux rouges en têtes et la fraternité à la boutonnière, ceux qui se battent pour la dignité de l'humain au travail qui dénoncent la finance à l'oeuvre dans les entreprises, osant exiger des conditions de travail décentes pour un juste salaire, ceux là, je les appelle en toute simplicité mes camarades.

Et je leur rends hommage de  loin, puisque je suis sur la touche, et que notre honneur est dans la lutte, individuelle et collective, contre tout ce  qui nous opprime et cherche à nous rabaisser.

Maladie des coeurs, maladie des âmes, maladie du corps social, maladie du mensonge et du profit, de la prévarication, de la  corruption, de la manipulation et du clientélisme.

Et parce que tous les oracles du malheur pourrirons dans le charnier prochain des ambitions perdues.

Quelque soit le péril ?

Je m’interroge de plus près
Sur la réalité des choses.

La camarde, en lisière est, certes, rapprochée,
La pensée plus aigüe, si le seuil est prégnant.

Ainsi la mort viendra
Céans, sur cette stèle

Demain, après demain, plus tard,
J’en sais le rendez-vous si l’heure est incertaine.

Je partirai, tantôt, le cœur sans amertume,
Lassé, peut-être un peu de moi,

Mais non point de la vie
Dont je ne suis blasé.

J’ai aimé ce qui fut aimable,
Désiré sans passion, calmement, de concert

Avec toutes ces voix
Qui criaient au désert.

Je n’ai pas su, vraiment, hurler avec les loups,
Cirer bottes ou bien ployer, roide, l’échine.

Je garde, au quant-à-moi
Des matières inertes

L’affront renouvelé d’éternelle injustice,
Le même, en vérité, toujours prêt à renaître,

Des puissants, des malfrats, des classes possédantes
Contre celui qui veut, digne par le travail,

Porter le sens humain au-delà des rapines,
Laborieux, responsable, au nom du bien public.

L’état d’urgence est là pour nous faire plier,
Traîtres et renégats partout, mènent la danse,

Sans état d’âme des flicaillons encasqués
Tireront dans le dos des ouvriers en lutte.

On nous dira, demain, plus tant de liberté,
Il faut de l’ordre au seuil des idéaux malsains !

Mais où donc seras-tu, toi, jeteur d’anathème,
Derrière ton pseudo sur le réseau social ?

Parmi ceux qui acceptent ?
Parmi ceux qui se vendent ?

Ou parmi ceux qui luttent,
Quelque soit le péril ?

Lionel D, 19 février 2016
Depuis le pavillon des cancéreux

 

Commenter cet article

Luma 20/02/2016 15:25

Bravo et merci C A M A R A D E..., nous pensons à toi !

Je lutte, donc je suis ..
Tu luttes donc tu es ..
Elle lutte donc elle est ..
Il lutte donc il est ..
Nous luttons donc nous sommes ...
Vous luttez donc vous êtes ..
Elles luttent donc elles sont .
Ils luttent donc ils sont ..

Avisferrum 20/02/2016 11:04

Deux très beaux textes, cher ami, ton talent et ta volonté d'en découdre sont intacts et tes blogs toujours ce qui se fait de mieux à mes yeux, merci !

Concernant le "cancer social" il n'est à mon humble avis (sans ferrum) qu'une des conséquences de la déliquescence spirituelle, morale, physique et sociale de notre société.
Comme tu le dis si justement nous sommes de plus en plus affalés derrière nos écrans, à vivre des vies virtuelles, affaiblis par des aliments dénaturés, des médicaments mortifères, des vaccins criminels, sans parler de la camisole électromagnétique générée par tous ces ordinateurs, écrans, téléphones portables et la propagande perverse de nos "merdias" !

Ça sent la fin de cycle, bientôt ce monde va imploser, engendrera-t-il un âge d'or ou un enfer, l'avenir nous le dira...

Les maladies qui rongent nos corps sont elles aussi le reflet de nos vies déséquilibrées, que d'autres ont décidées pour nous et que nous subissons depuis des millénaires...
Il y a quelques années j'aurais affirmé que la Camarde est finalement la seule chose qui reste humainement et socialement juste et équitable, personne ne pouvant y échapper.
C'est toujours vrai même si depuis j'ai quelques doutes sur cette égalité sans faille, tant que nous sommes coincés dans la "Matrice" les conséquences de la mort ne sont peut-être pas si égales pour tous, mais ce n'est là qu'une intuition que je ne peux affirmer avec certitude...

De même j'ose espérer qu'une libération est possible, que quelque chose en nous est au-delà de ce monde matériel et que nous pouvons y accéder, non pour y survivre mais pour y renaître, car au fond l'ennemi extérieur n'est que le reflet de notre propre faiblesse.

damiax 20/02/2016 03:43

Merci camarade !
Et courage l'ami !