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Les toutous s’en désolent

Publié le par Lionel Droitecour

Les toutous s’en désolent

Moi qui aime à remplir mes vers sévères du verbe dont je suis le convers ; à converser devant des verres tentant de ne rien renverser, sinon qu’en mon gosier de Grandgousier un rab à l’aise, voici que je m'en viens de tâter de la prose.

Il y a donc désormais un chapitre 8 à mon « Livre des morts » et c’est par ici.

Tâter de prose en préambule à constater ce constat que ma prostate ne se tâte plus, inaccessible ‒ cela me touche, à tout toucher. Les toutous s’en désolent et les chouchoutes aussi ( mais nous ne dirons rien des chochottes ).

Ni des sans-culottes

Quoiqu’à vouloir faire un rêve aux lotions et des évolutions sans trêve dans le cabinet de l’urologue, le luron loge cette idée en son crâne dégarni de garni et de cheveux ‒  je veux, que la culotte de la hulotte est superflue en ces flux. Mais si tout fluctue, nous n’en irons pas prétendre pour autant que tout flux tue.

Et je n’y perds mes strophes

Poète myope, hypermétrope, je m’entête donc en l’hyper strophe, fi, comme un pro aux States. Mais, me dit le docteur savant, non pas de Marseille mais de Strasbourg, ladite hypertrophie n’est que bénigne, n’en déplaise à Vélasquez et à ses Ménines.

Point de catastrophe pour mes quatre, trois strophes, le traitement de mes dits calamiteux sera médicamenteux. Ah la vache ! Tout ne va donc pas de mal en pis, ni en pipi, pisque c’est là que le bât blesse ( et le bas là-bas baisse, disait l’abbesse à la papesse en dégustant ses bisques ).

Où le homard se marre autant qu’Omar, rajoute le canard en sa mare, l’espoir se narre et on se le carre en sa carrée.

Et rondement, ce qui sert de cadre à rature du cercle.

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Avisferrum 14/03/2015 11:40

Je viens de constater un nouveau gag de la Matrice : désormais avant de valider son commentaire il faut cocher une case "je ne suis pas un robot", vraiment excellent !!! :-D

Avisferrum 14/03/2015 11:38

Très bien ce chapitre huit, il aborde avec brio le fait indéniable que l'humain essaye désespérément de ne pas avoir conscience de la fragilité et futilité de son existence et s'accroche à ce qu'il pense être des repères stables dans ce monde qui est tout le contraire : rien de stable, rien d'immuable...
Arnaud Desjardins écrit dans "Les Chemins de la Sagesse" :
"Cette instabilité, ce caractère éphémère de toute la création échappent à l'homme ordinaire. C'est en cela essentiellement que consiste l'ignorance, dont les orientaux font la source de tous les maux. Nous nous trompons et croyons en un monde solide et tangible. Cette ignorance a comme corollaires immédiats, l'attachement et la dépendance. Nous voulons pouvoir compter sur ce qui nous importe. Nous voulons que nos biens soient durables (...) Nous voulons que certains instants bénis se prolongent éternellement. Nous voulons que les êtres qui nous entourent demeurent les mêmes. Cela constituerait surement un monde rassurant. Mais cela n'est pas. Rien ne reste identique à soi-même. Par conséquent l'adaptation parfaite à l'impermanence générale est la condition "sine qua non" d'un bonheur et d'une paix qui soient "durables" "
Beaucoup plus prostatiquement... euh prosaïquement : le pépin de courge a des vertus positives sur les pépins d' "y cours-je ?", on peut notamment le consommer en huile (en boutique bio) à raison de quelques cuillerées à soupe par jour ! :-)
Bon rétablissement et merci pour tes textes !